Le Pape, combien de divisions (blindées) ?

En 2015 en France, l’église catholique n’est plus un danger pour la liberté de conscience : ouf !

Mais si l’on considère la carte de la pratique catholique (présence à la messe et aux sacrements tels que baptêmes, mariages ou enterrements religieux) en 2001, on le constate avec surprise. L’église catholique résiste en France dans quelques « poches » : la Bretagne, l’Est de la France, la Savoie et le pays basque. Des campagnes ; tandis que les grandes régions urbaines sont de plus en plus déchristianisées.

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Et si on compare avec la carte des votes exprimés lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2007, on constate que les votes pour François Bayrou se retrouvent surtout dans ces régions de résistance catholique. Bien plus qu’un vote Front National, concentré dans le Nord et le Sud-est de la France, ou même un votre pour Nicolas Sarkozy, finalement plutôt parisien et urbain.

Je ne me réjouis pas de ce qui ressemble quand même à un déclin politique ou/et spirituel car je crois que l’église catholique a encore, en tant que groupe d’opinion, des valeurs à défendre. Certes vieillottes et auxquelles je n’adhère pas. Mais qui rassurent.

L’institution paye son aveuglement à certains changements de fond de la société occidentale moderne, telles que l’avortement, la contraception, la maîtrise du vivant – et toute la relation de l’humain à sa nature de façon plus générale.

C’est pourquoi aussi l’église catholique se durcit (à travers par exemple l’Opus Dei) ou/et se tourne vers le tiers-monde comme recours (sans pour autant tomber dans la théologie de la libération, ce qui est bien dommage).

Pour ma part, je me suis détaché de cette église-là lorsque j’étais ado et qu’un vieux con habillé en fils dorés et bizarrement coiffé, a commencé à me dire ce que je devais faire de mon corps : pas de relation sexuelle avant le mariage (ni a fortiori hors mariage) et fini la branlette. Insupportable !

 

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