Foutage de gueule !

Seulement 1,2 % d’augmentation….

Il pleut des cacahuètes sur les bulletins de paie des fonctionnaires !  L’Etat est un patron-rapiat comme les autres… C’est minable !  Après 6 ans de gel des salaires.

Le taux d’inflation annuel moyen (entre 2010 et aujourd’hui) est de +1,4 %. Source: Insee. Ce qui concrètement signifie que l’augmentation généreusement octroyée par not’ bon maître, ne rattrapera qu’une seule année d’inflation. Et en laisse 5 en rade (6 en fait, parce que l’augmentation s’étale jusqu’en février 2017).

C’est évident : le compte n’y est pas.

 

Ce qui signifie également que mon pouvoir d’achat au lieu de progresser aussi vite que les prix pratiqués par mon épicier (coucou Michel-Edouard !) ralentit de plus en plus. L’augmentation de 2010 n’était, quant à elle, que de 0,5% pour un taux d’inflation en 2010 de +1,5%. Tout ceci aboutit in fine à m’appauvrir d’autant !

De leur côté, les fonctionnaires ont de la merde dans les yeux et tout est fait pour que rien ni personne ne viennent les dessiller. Comme ils évoluent à l’ancienneté sur leur grille indiciaire, leurs salaires progressent quand même (légèrement) chaque année. Ce qui se justifie puisque leurs compétences, leur technicité, leur prise de responsabilité, également évoluent avec leur carrière. Et que leur hiérarchie également leur demande toujours plus, avec des effectifs toujours moindres.

Au total du fait d’une érosion par l’inflation très partiellement compensée par l’avancement et la promotion, le pouvoir d’achat des fonctionnaires stagne. Et les salaires relatifs du secteur public, comparés à ceux du privé, régressent.

Rappelons à l’intention des crétins qui feraient valoir la dure époque économique que nous traversons et l’injustice absolue que représente la sécurité de l’emploi des fonctionnaires, qu’une contribution exceptionnelle de solidarité de 1%  est toujours prélevée sur leurs salaire depuis… 1982. Il serait peut-être temps, ou de supprimer cet impôt, ce qui correspondrait à une augmentation d’autant (une bonne mesure de simplification administrative, non?) ou de la rebaptiser – enfin ! – pour qu’elle cesse d’être exceptionnelle et devienne permanente.

C’est la (pseudo)-gauche de M. Hollande qui a inventé, sitôt portée au pouvoir, le gel des salaires dans la fonction publique. Même le nain monté sur talonnettes n’avait pas osé. Pourtant aujourd’hui dans notre beau pays, faire le choix de travailler au service de la collectivité et du bien-être commun en étant : infirmière, éboueur, enseignant ou assistante sociale (que des métiers durs physiquement, utiles socialement, payés à peine au dessus du SMIC et totalement déconsidérés par la société), c’est accepter de s’appauvrir un peu plus chaque jour.

Ces cacahuètes tombées en année pré-électorale, hasard de calendrier ou coup de séduction monté à la va-vite ? Pour savoir si vous êtes gouverné par des démagogues, souvenez-vous.  C’est simple. Il suffit de vous poser la question : « Et là, on se foutrait pas de ma gueule, des fois ? »