L'extrémisme féministe (2013)

On est rarement extrémistes seul(e)s. L’extrémisme se situe par définition dans le relatif.  Un peu comme la connerie, puisqu’on est toujours le con / l’extrémiste d’un autre.

Car comme la banane, l’extrémisme a deux bouts. Mais qui, contrairement à la banane, parfois se rejoignent. Dans une même bêtise !

pere-de-merde

Notre con de l’année est en réalité une bande de connes, puisqu’il s’agit ici de dénoncer un certain extrémisme féministe. Lequel s’oppose au machisme de l’autre extrême, bien que ce que j’appelle machisme, d’aucuns voudraient le renommer en masculinisme, masculisme, hominisme… Par machisme, j’entends tout simplement un extrémisme réactionnaire, nostalgique d’une domination masculine (bonjour, monsieur Bourdieu) patriarcale. Laquelle est encore bien virulente et se cache dans des détails.

L’année 2013 fut un grand cru dans cette forme dédoublée de connerie. On l’a vu à l’œuvre lors des manifestations autour du mariage homo, mais également lors du pseudo-débat sur la situation faite aux pères privés de leurs enfants. Ce ne sont pas les occasions qui manquent. Et la guerre des sexes a encore de beaux jours devant elle.