Chrono de la dernière guerre en Europe (2014- ?)
Zoom sur les moments charnières du retour de la guerre en Europe depuis 1945 (tout en se souvenant que c’est la seconde fois, et non pas la première ; la première a eu lieu entre 1992 et 1995 avec le siège de Sarajevo et le génocide de Srebrenica, suivi en 1999 de la libération du Kossovo de la botte serbe).
► L’Ukraine renonce à l’arme nucléaire
Le 5 décembre 1994, l’Ukraine renonce à son arsenal nucléaire (qui représentait 17 % des moyens nucléaires de l’ex-URSS) en signant le mémorandum de Budapest avec la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis. En échange, ces trois États s’étaient engagés à respecter l’intégrité territoriale de l’Ukraine et son indépendance.
► Le 21 novembre 2013 : Euromaïdan
Soulèvement populaire sur la place de l’Indépendance – Maidan Nezalezhnosti – à Kiev, déclenché par la décision du président pro-russe Viktor Ianoukovitch de ne pas signer l’accord d’association avec l’Union européenne, choisissant de renforcer les liens avec l’Union économique eurasiatique, menée par la Russie. Après plusieurs mois de manifestations, Viktor Ianoukovitch s’enfuit lamentablement en Russie (février 2014).
► Le 1er mars 2014 : invasion de la Crimée et sécession de l’Est de l’Ukraine.
Des troupes lourdement armées sans insigne d’identification occupent les lieux de pouvoir en Crimée, notamment à Simferopol, tandis que les départements (oblast en russe) de Donetsk et Louhansk proclament leur sécession. Le pouvoir central ukrainien est incapable de reprendre le pouvoir contre ces troupes qui s’avèrent être russes. Un référendum est organisé qui recueille 95% de votes favorables au rattachement de la péninsule de Crimée à la Russie.
► Le 17 juillet 2014 : le vol MH17 est abattu par les Russes
Le vol MH17 reliant Amsterdam à Kuala Lumpur (Malaysia Airlines) est abattu au-dessus de l’est de l’Ukraine. Les 298 personnes présentes à bord sont tuées. L’enquête désigne les troupes pro-russes comme responsables.
► Le 5 septembre 2014 : Minsk 1
Minsk I est un accord de cessez le feu signé à Minsk (Biélorussie) par l’Ukraine, la Russie, des républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, sous l’égide de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), afin de mettre fin à la guerre du Donbass. Il apparaît rapidement comme un échec (les Russes et leurs affidés le rompent tous les jours). Il est remplacé par les accords de Minsk II.
11 février 2015 : Minsk 2 regroupe les mêmes plus la France et l’Allemagne, toujours sous l’égide de l’OSCE. Même échec. Mais la Russie ne reçoit plus les fruits et légumes européens du fait de sanctions à l’export prises par l’U.E.
Les vieux cons se souviennent de tout le foin qu’avait provoqué l’invasion du Koweit par les troupes de Saddam Hussein et comment elle avait servi de prétexte à la première guerre du Golfe (janvier 1990) et ils se disent qu’il y a quand même bien deux poids-deux mesures en droit international.
► Décembre 2017 : Donald Trump a bien reçu de l’argent russe
L’enquête du procureur spécial Robert Mueller révèle que les activités immobilières de Donald Trump nouvellement élu (1er mandat), dont certaines ont été opportunément transférés à ses enfants, ont reçu 330 millions de dollars de renflouement de la part de la Russie, via un compte à la Deutsche Bank.
► Le 15 mai 2018 : le pont routier de Kertch est inauguré
Ce pont concrétise l’annexion de la péninsule de Crimée par la Russie. Les estivants russes continuent d’affluer sur la Mer Noire, même après février 2022.
En ce temps-là, les dirigeants allemands (Gerhard Schröder, puis Angela Merkel) croient encore que pour amadouer Vladimir Poutine, il faut faire du commerce avec lui. Wandel durch Handel (ou le changement par le commerce) est le mantra libéral à Berlin. Ou comme le constatait déjà Vladimir Illich Oulianov dit Lénine au tournant du XiXème siècle : Les capitalistes nous vendrons même la corde pour les pendre.
► D’avril 20218 à septembre 2021 : construction du gazoduc Nord Stream 2.
Les travaux sont interrompus en décembre 2019 du fait de l’opposition des États-Unis et des sanctions contre la Russie, suite à l’invasion de la Crimée. Mais ils reprennent et sont terminés en septembre 2021.
Un commando inconnu fait péter le gazoduc au tout début de la guerre (mai 2022), ce qui provoque un report d’exportation du gaz russe, de l’Allemagne vers la Chine. Celle-ci et l’Inde sont les deux pays à profiter le plus de la guerre en Ukraine.
► De février 2014 à février 2022 : guerre de basse intensité dans le Donbass.
Le gouvernement ukrainien se révèle incapable de mater la rébellion séparatiste prorusse. Celle-ci est soutenue par des militaires sans signe d’identification, à l’évidence russes.
► Décembre 2021 : Vladimir Poutine lance un ultimatum à l’Occident
Vladimir Poutine qui veut une démilitarisation de toute l’Europe occidentale (le détail ici sur Wikipedia). Totalement impossible face à une puissance russe agressive en Tchéchénie, en Géorgie ou à l’égard des républiques baltes.
► Le 24 février 2022 : agression russe généralisée en vue de prendre le pouvoir à Kiev/Kijv
Quelques jours après avoir reconnu l’indépendance des républiques sécessionnistes du Donbass (Donetsk et Louhansk), le président russe Vladimir Poutine lance ses troupes à l’assaut de l’Ukraine sur plusieurs fronts.
Les Occidentaux sont tellement persuadé que l’Ukraine ne parviendra pas à résister à l’invasion russe, qu’ils imaginent déjà un gouvernement ukrainien en exil. Ils proposent à Volodymyr Zélenski de l’aider à fuir. Celui-ci leur répond ; « J’ai besoin de munitions, pas d’un taxi ! »
L’invasion russe échoue à prendre Kiev (bataille de l’aéroport) et les chars russes doivent refluer vers la Biélorussie.
► Le 1er avril 2022 : premier paquet de sanctions économiques
Les Etats Unis et l’U.E adoptent des sanctions notamment en excluant les banques russes du système Swift, en augmentant les primes d’assurances des tankers russes,
► Le 1er avril 2022 : découverte du massacre de Boutcha

Après que les troupes russes aient été repoussées de la région de Kiev fin mars 2022, les forces ukrainiennes réinvestissent plusieurs localités voisines de la capitale. À Boutcha, elles découvrent des centaines de cadavres de civils. Certains ont les mains liées, ce qui indiquent des exécutions sommaires.Les bombardements chaque nuit par des missiles tirés par avion survolant le territoire russe, vise à provoquer un stress équivalent à celui que connurent les Anglais lors du Blitz nazi sur Londres entre 1940 et 1944. Les Russes visent aussi les infrastructures, entre autres électriques.
Les Ukrainiens y répondent par des bombardements par drone jusqu’à loin dans le territoire russe, qui ne visent que des cibles militaires.
► Le 20 mai 2022 : chute de Marioupol
Le port stratégique de Marioupol s’est retrouvé assiégé depuis le début de l’invasion russe. Sa résistance acharnée durant près de trois mois, notamment celle des combattants abrités dans l’énorme complexe métallurgique d’Azovstal, finit par devenir le symbole du combat des Ukrainiens contre l’envahisseur russe. Le 20 mai 2022, la Russie annonce avoir pris le contrôle de la ville, après que Kiev a donné l’ordre à ses soldats d’arrêter les combats.
► Été 2022 : Zaporijjia frôle la catastrophe, annexion de territoires
Occupée par les forces russes dès mars 2022, la centrale nucléaire de Zaporijjia, dans le sud de l’Ukraine, subit des bombardements intenses au cours de l’été, faisant craindre une catastrophe nucléaire. Le dernier réacteur encore en fonctionnement est mis à l’arrêt mi-septembre. La crise reste toujours d’actualité : la centrale et ses alentours sont visés par des frappes et bombardements à de multiples reprises.
Le 30 septembre 2022, Vladimir Poutine valide l’annexion de quatre oblasts partiellement occupés : Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson. Le territoire en jeu s’élève à plus de 100 000 km².
Enlévements d’enfants et poursuites par le tribunal pénal international.
► Début novembre 2022 : la ville de Kherson reprise aux Russes
À l’issue de combats acharnés, l’armée ukrainienne entre dans la ville de Kherson, dans le sud du pays, mettant fin à plus de huit mois d’occupation russe. Moscou avait ordonné deux jours plus tôt le retrait de ses troupes de la rive occidentale du fleuve Dniepr. Bien que libérée, la ville subit encore de nombreuses frappes meurtrières de l’armée russe.
► 20 mai 2023 : l’armée russe s’empare de Bakhmout
Après plusieurs mois de combat et de guerre de tranchées, les forces russes s’emparent de Bakhmout le 20 mai 2023, notamment grâce à l’implication de la milice Wagner. Les combats continuent à la périphérie-ouest de la ville pendant une partie de l’année 2023.
► 6 juin 2023 : le barrage de Kakhovka partiellement détruit
Le barrage hydroélectrique de Kakhovka, situé dans les zones occupées par la Russie, est détruit le 6 juin 2023, Moscou et Kiev s’accusant mutuellement d’en être responsables. Une inondation gigantesque s’ensuit. Des dizaines de milliers de personnes sont déplacées, tandis que le bilan s’élève à plusieurs dizaines de morts. Seuls les oiseaux migrateurs et les silures sont heureux.
► 24 juin 2023 : la rébellion de Prigojine en Russie
Pour une sombre histoire de ministre de la Défense Choïgou retirant le très juteux approvisionnement de l’armée au cuistot Evgueni Prigojine, le groupe Wagner entre en rébellion le 24 juin 2023 contre le Kremlin et marche sur Moscou. Vladimir Poutine dénonce une « trahison » de leur chef. Ce dernier fait volte-face et ordonne à ses hommes de « rentrer » dans leurs camps.
Evgueni Prigojine meurt deux mois plus tard dans un accident d’avion, pour avoir jouer à la patate chaude en plein vol avec une grenade (tout le monde y croit dur comme fer en Russie…).
► Juin-novembre 2023 : l’échec de la contre-offensive ukrainienne
La contre-offensive ukrainienne commencée en juin 2023 sur les fronts sud et est, se heurte à une défense puissante. L’opération est un échec. Quelques mois plus tard, en février 2024, l’armée ukrainiennese retire d’Avdiïvka offrant à Moscou son premier gain territorial significatif depuis la prise de Bakhmout.
► 2 avril 2024 : Zelensky abaisse l’âge de la mobilisation
Plus de deux ans après le début de la guerre, l’armée ukrainienne souffre d’une pénurie de volontaires. Pour regarnir les troupes, Volodymyr Zelensky signe en avril 2024 un projet de loi abaissant l’âge de la mobilisation militaire de 27 à 25 ans. Quelques semaines plus tard, le Parlement ukrainien vote une autre loi permettant à certains prisonniers d’aller combattre sur le front en échange d’une amnistie.
► 6 août 2024 : offensive ukrainienne à Koursk, en Russie
L’armée ukrainienne créée la surprise le 6 août 2024 en lançant une offensive dans la région de Koursk, alors que la Russie n’avait pas connu d’invasion militaire depuis 1945. En quelques jours, les troupes de Kiev parviennent à s’emparer d’un territoire de plusieurs centaines de kilomètres carrés. Cet assaut a été préparé par le général Oleksandr Syrskyi, qui a remplacé le populaire général Valeri Zaloujny à la tête des forces ukrainiennes en février.
► 16 octobre 2024 : Zelensky présente son « plan de la victoire »
Dans un discours très attendu devant le Parlement européen, Volodymyr Zelensky dévoile le 16 octobre 2024 les contours de son « plan de la victoire ». Cette feuille de route en cinq points, qui a nécessité des mois de préparation, vise à aboutir à une « fin juste et rapide » du conflit courant 2025. Cette initiative, qui exclut notamment l’idée de céder des territoires à Moscou en échange de la paix, ne permet pas de provoquer le sursaut d’aide espéré pour son pays.
► Octobre 2024 : l’armée russe accélère dans le Donbass
Après une quasi-immobilisation du front en 2023 puis de multiples assauts de l’armée russe contre ses positions l’année suivante, l’armée ukrainienne recule. En octobre 2024, les forces de Moscou parviennent à s’emparer de plus de territoire qu’elles n’en ont conquis en un mois depuis les premiers mois de guerre. Ces gains russes témoignent de l’accumulation des difficultés pour Kiev, mais ne marquent pas non plus le passage à une guerre de mouvement.
► Novembre 2024 : déploiement de troupes nord-coréennes
Volodymyr Zelensky prévient en octobre 2024 ses alliés que 10 à 12 000 soldats nord-coréens s’apprêtent à partir aider les forces russes dans la région de Koursk, en vertu d’une alliance militaire renforcée entre Moscou et Pyongyang. L’implication des forces nord-coréennes constitue une internationalisation et une escalade majeure dans le conflit. Toutefois, le déploiement des soldats de Pyongyang, qui se font méchamment dézingués, semble moins important que prévu.

► 12 février 2025 : Trump et Poutine lancent des négociations
Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche rebat les cartes du conflit. Donald Trump qui a touché de l’argent de la part de Vladimir Poutine avant son premier mandat, provoque un spectaculaire renversement d’alliance en se rapprochant de la Russie, contre l’avis du peuple américain (relevé par sondage).
Lors d’un échange téléphonique le 12 février 2025, le président américain convient avec son homologue russe Vladimir Poutine de lancer des négociations « immédiates » sur l’Ukraine. Sans cessez-le-feu préalable (ce qui est contraire à toute négociation diplomatique honnête).
Le milliardaire multiplie également les pressions sur Volodymyr Zelensky pour le pousser à accepter un cessez-le-feu, le qualifiant par exemple de « dictateur ».
► 28 février 2025 : clash surréaliste dans le bureau ovale entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump.
Ce jour-là Donald Trump, candidat préféré de Poutine, prend sans vergogne fait et cause pour la Russie contre Volodymyr Zelensky. Shame on United States of America ! They break my heart !
Les négociations ouvertes au Qatar entre Russes et Américains, puis celles rouvertes entre Ukrainiens et Russes à Istanbul, piétinent.
► Sur le terrain, les Russes avancent très lentement dans le Donbass, mais le 1er juin 2025, les Ukrainiens détruisent un tiers de la flotte stratégique russe.
Les Russes progressent à l’est au prix de pertes humaines colossales. Morts et blessés russes totaliseraient 1 million de personnes en juin 2025 (source BBC) soit cinq à six fois plus que dans toutes les guerres russes et soviétiques combinées depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (il y a 77 ans).
Dans une opération en profondeur, les services secrets ukrainiens balancent des bombes sur quatre aéroports russes, détruisant ainsi 41 avions bombardiers russes, dont un avion de commandement, soit un tiers de la flotte russe. C’est la pire perte russe sur le terrain depuis février 2022.
change la donne économique du conflit russo-ukrainien. Le renchérissement astronomique du cours mondial du pétrole permet à Moscou d’engranger de très hauts revenus. En répartie, les Ukrainiens attaquent en haute mer les tankers russes sous sanctions internationales ainsi que plusieurs raffineries russes sur la Baltique.
En mars 2026, l’Ukraine, qui a volé au secours des pays du Golfe attaqués par les drones ukrainiens, renforce son alliance avec ceux-ci, notamment financière pour payer sa guerre de libération.
* Yebat’ Putina
Слава Україні !
Слава Україні ! / Slava Ukraini ! / Gloire à l’Ukraine !
Eliza Ismalkova a 21 ans. En 2014, elle fuit la Crimée lors de l’invasion russe de la péninsule, et se réfugie en Lituanie. Elle chante « Oï ou louzi tchervona kalyna« (Oh, les baies rouges de viorne dans la prairie). Ce chant a été composé pendant la Première Guerre mondiale en l’honneur des tirailleurs de la Sitch, une unité de l’armée de la République populaire ukrainienne, créée après l’effondrement de l’empire russe. En voici les paroles (en translittération latine) et la traduction :
Oi u luzi chervona kalyna pokhylylasia,Chohos nasha slavna Ukraina zazhurylasia. A my tuiu chervonu kalynu pidiimemo, A my nashu slavnu Ukrainu, hei-hei, rozveselymo! A my tuiu chervonu kalynu pidiimemo, A my nashu slavnu Ukrainu, hei-hei, rozveselymo!
Oh, dans le pré, le viorne rouge s’est incliné, Notre glorieuse Ukraine a une bonne raison d’être triste. Mais nous relèverons ce viorne rouge, Et nous soutiendrons notre glorieuse Ukraine, hey, hey ! Nous relèverons ce viorne rouge, Et nous soutiendrons notre glorieuse Ukraine, hey, hey !
| Oi u luzi chervona kalyna pokhylylasia,Chohos nasha slavna Ukraina zazhurylasia. A my tuiu chervonu kalynu pidiimemo, A my nashu slavnu Ukrainu, hei-hei, rozveselymo! A my tuiu chervonu kalynu pidiimemo, A my nashu slavnu Ukrainu, hei-hei, rozveselymo! |
| Ne khylysia, chervona kalyno, maiesh bilyi tsvit, Ne zhurysia, slavna Ukraino, maiesh vilnyi rid. A my tuiu chervonu kalynu pidiimemo, A my nashu slavnu Ukrainu, hei-hei, rozveselymo! A my tuiu chervonu kalynu pidiimemo, A my nashu slavnu Ukrainu, hei-hei, rozveselymo! |
| Marshyruiut nashi dobrovoltsi u kryvavyi tan, Vyzvoliaty brativ-ukraintsiv z Moskovskykh kaidan. A my nashykh brativ-ukraintsiv vyzvolymo, A my nashu slavnu Ukrainu, hei-hei, rozveselymo! A my nashykh brativ-ukraintsiv vyzvolymo, A my nashu slavnu Ukrainu, hei-hei, rozveselymo! |
| Oi u poli yaroi pshenychky zolotystyi lan, Rozpochaly striltsi ukrainski z vorohamy tan. A my tuiu yaruiu pshenychku izberemo, A my nashu slavnu Ukrainu, hei-hei, rozveselymo! A my tuiu yaruiu pshenychku izberemo, A my nashu slavnu Ukrainu, hei-hei, rozveselymo! |
| Yak poviie buinesenkyi viter z shyrokykh stepiv, To proslavyt po vsii Ukraini sichovykh striltsiv. A my tuiu striletskuiu slavu zberezhemo, A my nashu slavnu Ukrainu, hei-hei, rozveselymo! A my tuiu striletskuiu slavu zberezhemo, A my nashu slavnu Ukrainu, hei-hei, rozveselymo! |
| Oh, dans le pré, le viorne rouge s’est incliné, Notre glorieuse Ukraine a une bonne raison d’être triste. Mais nous relèverons ce viorne rouge, Et nous soutiendrons notre glorieuse Ukraine, hey, hey ! Nous relèverons ce viorne rouge, Et nous soutiendrons notre glorieuse Ukraine, hey, hey ! |
| Ne t’abaisse pas, viorne rouge, tu as une fleur blanche, Ne t’inquiète pas, glorieuse Ukraine, tu viens d’une libre lignée. Et nous relèverons ce viorne rouge, Et nous soutiendrons notre glorieuse Ukraine, hey, hey ! Et nous relèverons ce viorne rouge, Et nous soutiendrons notre glorieuse Ukraine, hey, hey ! |
| Nos volontaires marchent dans une danse sanglante, Pour libérer nos frères ukrainiens des chaînes de Moscou. Et nous libérerons nos frères ukrainiens, Et nous soutiendrons notre glorieuse Ukraine, hey, hey ! Et nous libérerons nos frères ukrainiens, Et nous soutiendrons notre glorieuse Ukraine, hey, hey ! |
| Oh dans un champ de blé d’or au début du printemps, Les fusiliers ukrainiens ont commencé à décimer l’ennemi. Et nous récolterons ce blé de printemps, Et nous soutiendrons notre glorieuse Ukraine, hey, hey ! Et nous récolterons ce blé de printemps, Et nous soutiendrons notre glorieuse Ukraine, hey, hey ! |
| Comme les vent déchaînés soufflant des vastes steppes, Ils honoreront, dans toute l’Ukraine, les fusiliers de la Sitch. Et nous préserverons ainsi l’honneur des fantassins, Et nous soutiendrons notre glorieuse Ukraine, hey, hey ! Et nous préserverons ainsi l’honneur des fusiliers, Et nous soutiendrons notre glorieuse Ukraine, hey, hey ! |
( en plus d’être les plus courageuses des filles d’Europe, les femmes et les filles d’Ukraine sont les plus belles !)